L’année dernière en Afrique du Sud, les personnes LGBTI étaient toujours victimes de harcèlement, de discrimination et de violences. Le 4 avril, le corps de Matiisetso Alleta Smous, une lesbienne, a été découvert carbonisé à Kroonstad (province de l’État- Libre). Selon un témoin, elle a été violée et poignardée à la poitrine avant d’être brûlée vive. Trois suspects ont été arrêtés le 5 avril et libérés dans le courant du mois, faute de preuves. Une enquête était toujours en cours à la fin de l’année. Le 15 mai, le corps de Lerato Moloi, une autre lesbienne, a été retrouvé dans un champ à Soweto (province du Gauteng). Il est ressorti de l’examen post-mortem qu’elle avait été violée et poignardée dans le cou. Deux suspects ont été arrêtés en mai. L’Autorité nationale chargée des poursuites a renvoyé l’affaire devant la chambre de la Cour suprême à Johannesburg. Le 11 août, la chambre de la Cour suprême à Potchefstroom a condamné David Shomolekae à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par strangulation Lesley Makousa, un élève gay de 16 ans, en août 2016. David Shomolekae a été déclaré coupable de meurtre, vol et cambriolage. Le projet de loi sur la lutte contre les crimes et discours de haine et leur prévention, qui avait été présenté en octobre 2016 et englobait les crimes motivés par l’homophobie, devait encore être approuvé par le gouvernement avant d’être débattu à l’Assemblée nationale. Le 6 septembre, la chambre de la Cour suprême du Cap-Ouest a statué que le refus du ministère de l’Intérieur de permettre aux personnes transgenres ayant opéré leur transition après leur mariage de faire modifier les indications de genre sur leurs papiers d’identité bafouait les droits des couples concernés à l’égalité et à la dignité. Le ministère obligeait auparavant les couples transgenres à divorcer pour obtenir la modification de ces indications de genre.